C’est un témoignage qui choque et indigne. Au Centre Hospitalier de Mayotte, une jeune maman dénonce des conditions de prise en charge qu’elle qualifie d’inhumaines, après avoir accouché dans la nuit du 15 avril 2026.
À peine sortie de la salle d’accouchement, au lieu de bénéficier du repos et du suivi médical indispensables, elle affirme avoir été abandonnée… dans un couloir. Faute de place, aucune chambre ne lui aurait été attribuée. Si des transferts lui sont proposés, aucune solution immédiate ne lui est offerte pour passer la nuit.
« On m’a dit clairement qu’il n’y avait ni lit, ni brancard », confie-t-elle.
Le récit devient alors alarmant.
« Je venais d’accoucher et je me suis retrouvée sur un matelas par terre avec mon bébé. On a passé la nuit comme ça, dans le couloir, à la vue de tout le monde », dénonce la jeune mère. Une scène difficile à imaginer dans un établissement hospitalier : un couloir exposé aux passages, au froid, à proximité de matériel et même de poubelles.
Cette situation soulève de graves questions sur la dignité des patientes et la sécurité des nouveau-nés.
Selon ses déclarations, l’état de santé du nourrisson se serait dégradé dès le lendemain. Le bébé aurait attrapé froid, nécessitant un placement en couveuse. Une conséquence directe, selon elle, des conditions indignes dans lesquelles ils ont été laissés. Comme si cela ne suffisait pas, un nouveau transfert vers Pamandzi lui est proposé le lendemain. Une option qu’elle refuse, dénonçant une prise en charge incohérente et subie.
« On nous fait dormir dans le couloir, puis le lendemain on veut nous envoyer ailleurs », s’indigne-t-elle.
Aujourd’hui, cette affaire met en lumière une réalité préoccupante : la saturation des structures hospitalières ne peut justifier de telles dérives. La dignité humaine et la sécurité des patients ne devraient jamais être compromises, encore moins dans un moment aussi sensible qu’un accouchement.
Contactée, la direction du Centre Hospitalier de Mayotte n’a pas encore réagi. Mais face à la gravité des faits rapportés, des explications s’imposent.
