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Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Cho Hyun, a minimisé la controverse suscitée par les récentes critiques du président Lee Jae-myung à l’encontre d’Israël, les présentant comme un appel de principe en faveur des valeurs universelles. S’exprimant mercredi devant la commission des affaires étrangères et de l’unification de l’Assemblée nationale à Séoul, il a déclaré : « Je pense que le fond de ses propos visait à souligner l’importance des droits humains universels et du droit international humanitaire. »

Il a ajouté que son ministère « comprenait clairement l’intention et l’objectif » du message du président.

La controverse a débuté jeudi, lorsque Lee Jae-myung a partagé sur le réseau social X une publication accompagnée d’une vidéo affirmant que l’armée israélienne avait torturé un Palestinien avant de le jeter du haut d’un immeuble. En réaction, le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié ces propos « d’inacceptables » et « dignes de condamnation ».

Le président sud-coréen a ensuite réitéré ses critiques à l’encontre d’Israël dans de nouvelles publications vendredi et dimanche.

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Interrogé sur les retombées concrètes de ces déclarations, Cho Hyun a indiqué ne pas pouvoir se prononcer, tout en précisant que son ministère y voyait un appel à une « résolution pacifique des conflits ».

Sans mentionner directement Israël, Lee Jae-myung a également exhorté les parties impliquées dans des conflits en cours à faire « des pas courageux vers la paix que le monde recherche désespérément », lors d’une réunion du Conseil des ministres mardi.

Le chef de la diplomatie sud-coréenne a par ailleurs insisté sur le fait que cet échange n’avait pas dégénéré en différend diplomatique, malgré la réaction initiale ferme d’Israël. « Nous avons maintenu une communication étroite avec Israël, et la question est désormais close, sans nouvelles déclarations de leur part », a-t-il affirmé, ajoutant que l’ambassadeur sud-coréen avait transmis les remerciements d’Israël pour les explications fournies par Séoul.

Répondant aux critiques de l’opposition, Cho Hyun a également estimé que les propos du président « ne doivent pas être considérés comme une source d’embarras ».

Par ailleurs, le ministre a indiqué que le gouvernement avait sollicité des garanties de sécurité pour 26 navires liés à la Corée du Sud et leurs équipages, actuellement bloqués à l’ouest du détroit d’Ormuz. Leurs informations ont été transmises à l’Iran, aux pays du Conseil de coopération du Golfe ainsi qu’aux États-Unis.

Ces navires sont immobilisés depuis les frappes aériennes menées le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a depuis instauré un blocus du détroit.

Cho Hyun a refusé de divulguer les détails des discussions menées par Chung Byung-ha, envoyé spécial de Séoul à Téhéran, invoquant des considérations diplomatiques sensibles. Il a toutefois précisé que cette mission n’était pas directement liée à la situation maritime.

Enfin, il a estimé que États-Unis et l’Iran pouvaient encore parvenir à un accord sur l’enrichissement de l’uranium iranien. Séoul entend par ailleurs obtenir davantage de clarifications lors de ses échanges avec Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, actuellement en visite de deux jours en Corée.

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