
Le ministre béninois des Finances, Romuald Wadagni, a remporté l’élection présidentielle avec une avance écrasante, selon des résultats provisoires publiés dans la nuit du 13 au 14 avril. Crédité de plus de 94 % des suffrages après le dépouillement de la grande majorité des bulletins, il confirme ainsi son statut de favori.
D’après les chiffres communiqués par la Commission électorale nationale indépendante (Cena), le taux de participation s’établit à près de 59 %. Le scrutin s’est déroulé dimanche sur l’ensemble du territoire.
Une succession attendue
Romuald Wadagni succède à Patrice Talon, qui quitte le pouvoir après deux mandats, conformément aux dispositions constitutionnelles. Son bilan est marqué par une croissance économique notable, mais également par des critiques liées aux restrictions des libertés publiques et à la montée des menaces sécuritaires dans le nord du pays.
Face à lui, son principal adversaire, Paul Hounkpè, n’a recueilli qu’un peu moins de 6 % des voix. Ce dernier a reconnu sa défaite dès les premières tendances et adressé ses félicitations au vainqueur.
Un scrutin jugé globalement apaisé
Les autorités électorales ont salué un processus électoral calme et maîtrisé. Le président de la Cena a notamment affirmé que le vote s’était déroulé sans incident majeur sur l’ensemble du territoire.
Des observateurs internationaux, notamment issus de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, ont également évoqué un climat serein et une organisation satisfaisante du scrutin.
Toutefois, certaines voix issues de la société civile ont signalé des irrégularités ponctuelles, évoquant des dysfonctionnements dans quelques bureaux de vote.
Une élection jouée d’avance ?
De nombreux analystes estimaient que l’issue du scrutin ne faisait guère de doute, compte tenu du soutien dont bénéficiait Romuald Wadagni de la part du pouvoir en place et de la majorité politique. À cela s’ajoute l’absence du principal parti d’opposition, qui n’a pas pu présenter de candidat.
Des défis majeurs à relever
Désormais président élu, Romuald Wadagni devra faire face à plusieurs enjeux majeurs. Parmi eux figurent la lutte contre l’insécurité dans le nord du pays, mais aussi la nécessité de rendre la croissance économique plus inclusive.
La réduction de la pauvreté, qui touche encore une part importante de la population, s’impose également comme une priorité, alors que de nombreux citoyens estiment ne pas bénéficier pleinement des progrès économiques enregistrés ces dernières années.
Les résultats définitifs doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle.
