L’ancien président sénégalais Macky Sall persiste dans sa course au poste de secrétaire général des Nations unies, en dépit d’un soutien insuffisant au sein de l’Union africaine.
Selon son équipe de communication, la candidature de l’ex-chef d’État, au pouvoir de 2012 à 2024, reste d’actualité même après l’opposition exprimée par plusieurs pays africains dans le cadre de la procédure d’approbation tacite. Initialement, une vingtaine d’États membres avaient marqué leur désaccord. Après réajustements, 18 pays — dont certains ont demandé un délai supplémentaire — maintiennent leurs réserves, un seuil suffisant pour empêcher un soutien continental formel.
Proposée par le Burundi, qui assure la présidence tournante de l’organisation, cette candidature se heurte également à l’absence d’appui officiel du Sénégal. Les nouvelles autorités, dirigées par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, critiquent ouvertement la gestion de l’ancien régime, notamment sur les plans sécuritaire et économique.
Malgré ce contexte politique défavorable, Macky Sall choisit de maintenir sa position dans la perspective de la succession de António Guterres, dont le mandat s’achèvera fin 2026. Le prochain secrétaire général des Nations unies doit entrer en fonction le 1er janvier 2027.
La décision de Macky Sall traduit une stratégie d’ouverture au-delà du cadre africain, où les divisions internes affaiblissent sa légitimité régionale. En l’absence de consensus continental — souvent déterminant dans ce type de candidature — ses chances reposent désormais sur d’éventuels soutiens extra-africains. Toutefois, le manque d’appui de son propre pays constitue un handicap politique majeur dans une compétition où la crédibilité nationale reste un levier clé.
