Pour de nombreux observateurs, l’élimination du Portugal face à l’Espagne en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 n’a rien d’une surprise. Elle apparaît plutôt comme l’aboutissement logique d’une campagne marquée par les mêmes erreurs qui avaient déjà coûté cher à la Seleção lors de l’Euro 2024.
Les critiques visent principalement le sélectionneur Roberto Martínez, accusé d’avoir persisté dans ses choix malgré les avertissements du passé. Pour ses détracteurs, le technicien espagnol s’est obstiné à construire son équipe autour de Cristiano Ronaldo, au détriment de l’équilibre collectif et de l’émergence d’autres solutions offensives.
L’un des choix les plus incompris reste l’absence de Gonçalo Ramos au coup d’envoi face à l’Espagne. Pourtant décisif lors de la victoire contre la Croatie, où il avait inscrit le but de la victoire après son entrée en jeu, l’attaquant de 25 ans est resté sur le banc pendant toute la rencontre, une décision qui alimente aujourd’hui les critiques.
Aux yeux de nombreux analystes, cette gestion de l’effectif illustre la philosophie de Roberto Martínez : maintenir coûte que coûte Cristiano Ronaldo au centre du projet sportif. Un pari qui, selon eux, a fini par coûter cher à une génération portugaise pourtant considérée comme l’une des plus talentueuses de son histoire.
Au lendemain de cette élimination, le débat est désormais ouvert : le Portugal a-t-il trop longtemps privilégié le statut de sa légende au détriment des intérêts de l’équipe ? Une question qui devrait accompagner la Fédération portugaise au moment de dresser le bilan de ce Mondial 2026.
