Le Burkina Faso a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, une décision qui marque une nouvelle étape dans la dégradation des rapports entre les deux pays. Les autorités burkinabè accusent Paris de mener des actions contraires à leurs intérêts nationaux et dénoncent ce qu’elles qualifient d’ingérences persistantes.
Dans son communiqué, le gouvernement dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré précise que cette mesure concerne exclusivement les relations diplomatiques entre les deux États et n’affecte pas les liens historiques, culturels et humains entre les peuples burkinabè et français. Ouagadougou affirme également vouloir garantir la protection de ses ressortissants vivant à l’étranger.
En réaction, la France a regretté une décision qu’elle juge injustifiée et hostile. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué que Paris examinait les mesures de réciprocité à adopter.
Cette rupture intervient après plusieurs années de tensions marquées par le départ des forces françaises du Burkina Faso, la suspension de plusieurs médias français, ainsi que le rapprochement de Ouagadougou avec ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel (AES) et de nouveaux alliés tels que la Russie, la Turquie et l’Iran.
