Sacré champion d’Afrique quelques mois avant la Coupe du monde 2026, le Sénégal était attendu comme l’un des principaux porte-drapeaux du football africain. Après deux journées de compétition, le constat est pourtant implacable : les Lions de la Teranga sont passés à côté de leur sujet et figurent parmi les plus grandes déceptions du tournoi.
Face à la France (1-3), les hommes de Pape Thiaw avaient certes montré de bonnes intentions, mais leur manque d’efficacité offensive et leurs erreurs défensives avaient déjà mis en lumière des faiblesses inquiétantes. Contre la Norvège (2-3), le scénario s’est répété. Malgré du courage et une réaction tardive, les Sénégalais ont encore payé cash leurs approximations et leur incapacité à maîtriser les temps forts de la rencontre.
Au-delà des résultats, c’est surtout le contenu qui interroge. L’équipe qui dominait l’Afrique il y a encore quelques mois semble avoir perdu sa solidité, sa rigueur tactique et cette force mentale qui faisaient sa réputation. De nombreux observateurs du football international pointent une formation trop dépendante des exploits individuels, incapable d’imposer son rythme face aux grandes nations et particulièrement vulnérable dans les transitions défensives.
Le contraste est d’autant plus saisissant que les attentes étaient élevées. Avec un effectif expérimenté et plusieurs joueurs évoluant dans les meilleurs championnats européens, le Sénégal était présenté par plusieurs analystes comme un sérieux candidat à une place en quarts de finale. Aujourd’hui, les Lions se retrouvent au bord de l’élimination et n’ont plus le droit à l’erreur.
