Le directeur de la dette publique du Sénégal, Alioune Diouf, a assuré que la situation de la dette nationale est désormais « entièrement transparente » et cohérente avec les données du Fonds monétaire international. Il s’exprimait en marge d’un forum économique organisé à Manhattan, dans un contexte de vigilance accrue autour des finances publiques du pays.
Selon lui, les audits réalisés sur la période 2019-2024 ont permis d’harmoniser les données entre les autorités sénégalaises et le FMI, tant sur le niveau d’endettement que sur les équilibres budgétaires. Cette clarification intervient après la suspension, en 2024, d’un programme de financement du FMI, consécutive à la mise au jour d’engagements non précédemment déclarés.
Abordant la question des instruments financiers de type « total return swap » (TRS), Alioune Diouf a expliqué qu’ils constituent une option de financement avantageuse, adossée à des titres publics domestiques et conçue pour limiter les risques, notamment en évitant les appels de marge. Toutefois, le manque de détail dans la publication de ces opérations continue de susciter des interrogations sur leur lisibilité.
Concernant les retards de paiement évoqués vis-à-vis de certains créanciers du Club de Paris, il a précisé qu’ils restent contenus dans les délais de grâce contractuels et ne sauraient être assimilés à des défauts. Il a également distingué ces situations d’autres engagements, notamment des prêts bancaires transformés en titres d’État, présentés comme relevant d’une stratégie de gestion active de la dette.
Les discussions se poursuivent par ailleurs avec le FMI en vue d’un nouveau programme. Si des avancées sont enregistrées, certaines divergences persistent encore, laissant les négociations en cours.
