Onu

À l’approche de la fin du mandat de Antonio Guterres, prévue le 31 décembre prochain, la course à sa succession s’intensifie. Quatre personnalités sont actuellement en compétition pour diriger l’Organisation des Nations unies, chacune ayant récemment défendu sa vision devant les États membres à New York.

Avant le vote final de l’Assemblée générale, une étape décisive se joue en coulisses : obtenir le soutien – ou au moins la neutralité – des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), dont l’influence demeure déterminante dans le choix du futur dirigeant.

Selon les équilibres traditionnels, le poste devrait revenir à un candidat d’Amérique latine, région absente de cette fonction depuis plusieurs décennies. Par ailleurs, l’idée de voir une femme accéder pour la première fois à ce poste gagne du terrain. Les candidats sont les suivants:

MICHELLE BACHELET

Bacelet

Parmi les candidates, Michelle Bachelet figure comme une personnalité de premier plan. Ancienne cheffe d’État et ex-haute responsable onusienne aux droits humains, elle bénéficie d’une solide expérience internationale. Toutefois, ses prises de position sur certaines questions sensibles, notamment les droits fondamentaux, suscitent des réserves chez plusieurs puissances, ce qui pourrait freiner son ascension.

RAFAEL GROSSI

Grossi

Autre candidat en vue, Rafael Grossi apparaît comme un profil en phase avec les enjeux sécuritaires actuels. Fort de son expérience à la tête de l’Agence internationale de l’énergie atomique, il s’est illustré dans la gestion de dossiers complexes liés au nucléaire, ce qui lui vaut une certaine crédibilité, notamment auprès des grandes puissances.

REBECA GRYNSPAN

Rebecca

Plus discrète, Rebeca Grynspan mise sur son expertise en matière économique et diplomatique. Son rôle dans des négociations internationales sensibles, notamment sur les exportations agricoles en période de crise, témoigne de sa capacité à bâtir des compromis dans des contextes difficiles.

MACKY SALL

Macky

Enfin, la candidature de Macky Sall apparaît plus fragile. Bien qu’issue du continent africain, elle ne bénéficie pas d’un soutien régional solide, ce qui réduit considérablement ses chances dans une compétition où les équilibres diplomatiques sont essentiels.

Dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques, des crises humanitaires et des remises en question du multilatéralisme, le futur secrétaire général devra relever des défis majeurs. Au-delà des profils, une interrogation demeure : quelle capacité réelle pour l’ONU d’influencer les dynamiques du XXIe siècle ?

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