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Le projet d’exploitation des phosphates de Thilogne, qui inclut la commune des Agnam et des réserves estimées à plus de 4,5 millions de tonnes, se heurte à une opposition persistante des populations locales. En cause : la proximité du site minier avec les zones d’habitation, jugée dangereuse par les riverains.

Malgré les concessions de la société exploitante, notamment la décision de déplacer le site à près de 3 kilomètres des habitations, des champs et des pâturages, les habitants restent inflexibles. Ils évoquent des risques environnementaux et sanitaires majeurs, refusant toute forme d’exploitation sur leurs terres.

Réunis sous l’égide de l’administration territoriale, notamment du sous-préfet et des services techniques, les différents acteurs n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente. Les populations des villages concernés, dont Agnam Thiodaye, Agnam Ouro Ciré et Agnam Civol, ont réaffirmé leur rejet catégorique du projet.

Du côté des autorités locales, l’adjoint au maire a tenu à préciser que cette opposition émane directement des habitants, et non du conseil municipal. Il appelle à une solution urgente afin d’éviter toute escalade des tensions.

Ce bras de fer illustre les défis croissants auxquels fait face le Sénégal dans le développement de ses ressources minières. Entre impératifs économiques et préoccupations sociales et environnementales, la question de l’acceptabilité des projets extractifs s’impose désormais comme un enjeu central dans la gouvernance du secteur.

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